L'école de la vie : 9. Maîtriser énergies de destruction et de création
- ordrecosmique
- 25 mai
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Nous sommes tous irrigués par deux types d’énergies complémentaires, deux grandes forces alliées au service de notre évolution.
-l’énergie de DESTRUCTION qui permet d’effondrer, de dissoudre, d’anéantir, de quitter, de se séparer… C’est une énergie descendante, qui ensevelit sous Terre. Elle nous permet de nous débarrasser de ce qui nous nuit et de faire mourir les parts de nous devenues obsolètes.
-l’énergie de CREATION qui amène créativité, idée, renouveau, changement… cette énergie à l’inverse est ascendante et fait pousser vers le Ciel. Elle nous mène à un nouvel état d’être et de nouvelles expériences.
Lorsque nous ne sommes pas conscients de ces deux flux et de leur importance mutuelle, nous avons tendance à subir leur influence, à y résister jusqu’à parfois faire de ces carburants vitaux, des saboteurs intérieurs.
Aucune de ces deux énergies n’est plus utile que l’autre, aucune n’est plus noble que l’autre, aucune n’est plus forte que l’autre. Destruction et création vont de pair, tout comme la vie et la mort sont inséparables. Il nous faut d’abord désherber et dégager le terrain avant de planter de nouvelles graines florissantes. Il nous faut détruire l’insalubre pour reconstruire le neuf. Il nous faut mourir pour renaitre à nous-mêmes. A l’instar des milliers de cellules qui meurent chaque jour dans notre organisme et des milliers d’autres qui naissent, en tant qu’être de conscience, nous sommes nous aussi régis par une régénération permanente.
L’idée est donc d’apprendre à ressentir ces deux flux complémentaires, les voir venir en soi, les écouter, suivre leur élan, utiliser leur force puissante, jusqu’à en atteindre une certaine forme de maîtrise afin qu’ils ne nous desservent pas mais deviennent le courant qui nous porte et nous dirige vers une perpétuelle amélioration de notre état d’être et de nos expériences de vie.
I. L’énergie de destruction, un puissant défenseur.
La vie repose sur le principe de l’évolution et donc de l’acceptation de fins successives. Tout comme nous ne restons pas bébé pendant toute notre vie et que nous devons accepter les différentes étapes de notre croissance biologique, il nous faut régulièrement faire le deuil de situations, de relations ou d’états intérieurs révolus. L’énergie de destruction est donc associée au deuil et au rapport que nous entretenons avec lui.
Durand notre parcours, nous sommes tous amenés à nous séparer d’un certain nombre de choses en nous ou à quitter des situations et des personnes qui nous nuisent. L’énergie de destruction est là pour nous aider à anéantir avec force, vigueur et courage tout ce qui nous limite et nous asservit.
Lorsque cette énergie de destruction s’éveille en nous, nous pouvons ressentir le feu monter de nos pieds, de la colère, de la frustration, de la culpabilité, de l’injustice... Elle est un indicateur que quelque chose en nous qui arrive à son terme et nous dessert, doit dégager de notre chemin ou réclame à être lâché. Ce peut être une habitude, une croyance, une peur, un attachement, une illusion, une relation, un lieu de vie, un emploi…
En s’appuyant sur notre énergie de destruction, nous intégrons sa force, son élan, sa détermination et nous pouvons nous débarrasser de n’importe quel obstacle qu’il soit intérieur ou extérieur. C’est une force défenseuse et protectrice qui nous aide à combattre ce qui est potentiellement destructeur pour nous. Elle brûle, dissout, effondre tout ce qui nous maltraite ou nous limite, et c’est justement cette puissance sans concession qui fait que bien souvent, nous en avons peur et nous la rejetons. Nous ne savons ni quoi en faire, ni comment l’utiliser, alors nous tentons de l’étouffer ou de l’évacuer, passant alors à côté de sa précieuse aide.
Lorsque nous ne voulons pas prendre en compte son signal d’alerte et que nous lui résistons, cette énergie finit par nous desservir. Elle se retourne contre nous, non pas pour nous punir, mais tout simplement parce que le flux de sa force a besoin de suivre un chemin qui, s’il n’est pas orienté finit par être dévié n’importe comment. Au lieu d’être maîtrisée et dirigée pour atteindre sa cible, la force de destruction emprunte une autre voie pour pouvoir s’exprimer et c’est à ce moment qu’elle peut faire de sacrés dégâts en soi et autour de soi.
Lorsque nous résistons à un appel intérieur nous incitant à nous débarrasser d’une (auto)nuisance, nous créons deux situations potentielles : l’autodestruction ou la destruction des autres.
Je refoule mon énergie de destruction en cherchant à l’éteindre ou l’étouffer de l’intérieur :
ð Elle finit par provoquer tout un tas de symptômes et de comportements profondément destructeurs pour moi (épuisement, symptômes psychosomatiques ou auto-immunes, surcontrôle, insatisfaction, colère, comportements maltraitants vis-à-vis de soi, addictions…).
J’évacue en détruisant n’importe quoi pourvu que cela me permette de libérer cette pression intérieure qui devient insoutenable.
ð Devant de toute façon circuler et se frayer un chemin pour atteindre une cible, cette énergie destructrice finit par être évacuée en étant projetée à l’extérieur de moi (pulsions destructrices vis-à-vis des autres, colère, violence, négativité, sabotage…). Dans ce cas, j’adopte un comportement qui finit par abîmer l’autre ou par faire exploser un contexte extérieur.
Il est donc important d’être attentif à cette énergie en nous afin de ne pas la subir mais au contraire de collaborer avec son pouvoir. Un moyen d’y parvenir et de régulièrement nous demander :
-Qu’est ce qui doit mourir en moi ?
-Qu’est ce qui me dessert à l’heure actuelle dans ma vie ?
-A quoi est ce que je m’accroche et que je dois au contraire abandonner ?
-A quoi dois-je mettre un terme ?
Après avoir conscientisé et identifié ce qui a besoin d’être détruit, anéanti, éliminé ou lâché, la puissance redoutable de cette énergie devient notre plus grande force. Elle se présente comme une alliée tenace, prête à tout pour nous libérer.
ð Rappelons-nous que l’énergie de destruction en nous n’est pas là pour abîmer ou causer du tort. Elle est la force qui nous permet de venir à bout de tout ce qui nous nuit ou nous restreint.
Il n’est pas rare que cette énergie fasse surface lorsqu’il est temps pour nous de passer à une autre étape de notre vie, de quitter le connu pour embrasser l’inconnu, d’oser vivre quelque chose de plus vibrant, de plus vivifiant. Dans ce cas, il n’est donc pas nécessairement question de détruire ce qui est malsain ou dangereux, mais plutôt de tourner une page, de se détacher de quelque chose devenu obsolète afin de poursuivre le cycle naturel, croissant et évolutif de la vie. Un peu à l’image de l’arbre en automne laissant tomber ses feuilles mortes, pour en accueillir de nouvelles au printemps…
II. L’énergie de création, notre sève de vie.
Lorsque l’étape de destruction s’achève, s’enclenche celle de création. En réalité l’une est l’autre se chevauchent et se réalisent de manière simultanée, même si on ne parvient pas toujours à le percevoir. C’est même l’énergie de création qui réveille et active l’énergie de destruction afin de pouvoir émerger à son tour. Car si une part de nous a besoin de naître et de croître, cela nous demande en premier lieu de quitter nos vieilles peaux. Ce qui est réduit en cendres sert de terreau, ce qui disparait laisse la place nécessaire au nouveau.
En tant qu’être évolutif, nous avons tous besoin de créer, de vivre de nouvelles choses, d’expérimenter ce qui nous est inconnu, pour nous enrichir et nous nourrir émotionnellement, psychologiquement et spirituellement. Tout comme notre corps physique croît et évolue, notre âme, notre cœur, notre esprit et notre conscience ont également besoin de nourriture intérieure pour s’expanser et s’élever, sans quoi ils finissent par se scléroser et s’éteindre. Notre vie devient alors ennuyante, se limitant à la répétition infinie d’un même cycle, un recyclage en boucle qui devient aliénant.
Mais même si cela a fini par devenir ennuyant ou destructeur, il est souvent difficile de quitter ce que nous connaissons et que nous maîtrisons, pour aller vers ce dont nous ignorons à peu près tout. La perte de contrôle nous terrorise au point de freiner des 4 fers lorsqu’il s’agit d’embrasser la vie en toute confiance et c’est alors que nous mettons tout en place pour résister à cet appel intérieur et à ce nouveau cycle qui ne demande qu’à démarrer.
Lorsque l’énergie de création bouillonne en nous, nous pouvons ressentir de l’agitation, de l’impatience, des obsessions, de la versatilité, une envie que les choses bougent, que la passion reprenne. Un subtil mélange entre envie de changement et peur de l’inconnu s’installe alors. Elan et découragement s’affrontent et siphonnent notre énergie. En contrant le flux de vie, de croissance et de renouveau, nous nous épuisons et pouvons nous laisser envahir par la tristesse, l’angoisse et le pessimisme. Nous bloquons tout notre système énergétique, c’est le statu quo, il ne se passe plus rien, tout se fige, l’ennui et la monotonie s’immisce partout et nous perdons goût et plaisir à la vie.
Ce qui ne bouge pas est mort, ce qui ne change pas n’est que survie, ce qui se répète n’est que recyclage. Lorsque nous voulons rester dans une certaine forme de figement, nous ne vivons pas. Nous végétons, nous stagnons, nous restons camper sur nos positions… L’énergie de création est notre énergie vitale, elle nous permet de nous renouveler sans cesse, de mettre à jour nos croyances et nos pensées, d’élever notre conscience, de découvrir de nouveaux paradigmes, de vivre de nouvelles expériences plus grandes et plus positives, de dépasser nos limitations, de nous autoriser plus et mieux.
ð Tout comme le bourgeon n’a pas à avoir peur de s’ouvrir et de s’épanouir, nous ne craignons aucun risque à embrasser et suivre cette sève intérieure. Bien au contraire, c’est par sa vitalité que nous retrouvons joie, confiance, plaisir et dynamisme. C’est notre énergie de création qui nous ramène à la vie et nous fait l’apprécier.
III. Le Sage et le Maître intérieur
Notre sagesse intérieure et notre maîtrise de notre incarnation reposent sur un savant équilibre entre :
-Ce que nous retenons de nos expériences passées. Elles ont été mais aujourd’hui ne sont plus, exceptées dans la leçon qu’elles nous ont laissée.
-Nos bras ouverts face à tout ce que la vie a encore à nous offrir et à nous enseigner pour notre meilleur à chaque fois.
Ta vie est un voyage qui ne s’arrête jamais et te métamorphose à chaque étape.
Sois Le Métamorphoseur.
Fais disparaître les murs et les obstacles qui bloquent ton passage.
Deviens L’Alchimiste.
Déleste-toi de ce qui ne te sert plus ou qui est trop lourd et chemine plus léger.
Inspire-toi du Fou.
Nourris ta curiosité et ton émerveillement face à la nouveauté.
Ecoute Le Pionnier.
Découvre et accueille ce qui t’attend de plus beau à l’horizon.
Laisse-toi guider par L’Explorateur.
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