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L'école de la vie : 3. la vocation

 

Pour commencer cet article, Il me semble important de différencier basiquement travail, profession et vocation.

·       Le TRAVAIL implique la notion d’activité et de productivité. Il s’agit de faire quelque chose en échange d’une compensation financière.

ð Je suis très facilement remplaçable car réduit à « petite main ».

ð Je travaille pour le salaire, pour subvenir à mes besoins peu importe ce que je fais.

ð La notion de choix est peu présente, l’autorité est extérieure, l’idée de survie y est rattachée.

 

·       La PROFESSION repose sur une formation, une qualification intellectuelle ou manuelle (dans ce second cas on parle plus de métier). Il s’agit donc d’exercer un savoir ou un savoir-faire grâce à des compétences acquises pour en tirer des moyens d’existence.

ð Je suis remplaçable, mais cela demandera de trouver une personne elle aussi formée aux compétences demandées.

ð Je travaille pour proposer mes compétences en échange d’une rémunération.

ð Il apparaît le choix de formation, donc de branche, de secteur. (reste à savoir ce qui conditionne ce choix). L’autorité est intermédiaire, l’image renvoyée et la reconnaissance entrent en compte.

 

. La VOCATION est le résultat de mes talents innés et me relie à mon essence. La vocation est aussi une passion, elle ne me coûte rien symboliquement, car j’aime ce que je fais, je le fais avec amour. Elle peut être chronophage et demander beaucoup d’énergie, cependant elle n’est jamais sacrificielle, au contraire, elle génère de l’émulation.

ð Je suis irremplaçable. Personne d’autre que moi ne le fera de la manière dont je le fais, puisque j’y intègre une part de moi. Ce que je fais relève de mes valeurs, de mes talents innés.

ð Il n’est même plus question de choix, mais d’évidence. Je suis dans mon essence, dans mes valeurs. L’autorité est intérieure, je fais ce pour quoi je suis fait avec créativité.

Ainsi, j’invite chacun à s’interroger sur son rapport au travail, à la profession et à la vocation, en dehors de « Il faut bien travailler pour vivre ou je travaille pour payer les factures. »

Quel rapport est-ce que j’entretiens avec mon poste ? Pourquoi celui-ci et pas un autre ? Est-ce qu’il me nourrit intérieurement ? Qu’est ce qui m’empêche de pratiquer autrement ou de changer de travail ?


J’incite chacun à suivre sa vocation. Ne plus se contenter d’exercer comme tout le monde le fait déjà, mais d’y mettre sa patte, son coeur. Ne plus se limiter à faire ce qui existe déjà en pensant que c’est un choix fiable et sécure. J’incite chacun à reconnaître ses talents, à les manifester et à les répandre au reste du monde. La reconnaissance des talents spécifiques devrait s’apprendre tout petit et tout au long de la scolarité et de l’éducation. Cependant, il n’est jamais trop tard et j’encourage tout le monde à le faire.

Prenons quelques exemples : un médecin dans sa vocation, est une personne empathique, à l’écoute, observatrice, avec l’esprit d’analyse. Elle aime chercher, enquêter, trouver des solutions. Sans ça la recherche de diagnostic est bâclée et le traitement machinal. Beaucoup de médecins, on fait ce choix car c’est un métier honorable et bien rémunéré, mais n’ont pas une once de soin en eux. Un serveur dans sa vocation est une personne avenante, qui aime échanger, proposer des découvertes et rendre le moment agréable. Elle est organisée, structurée, rapide et calme à la fois. Sans ça, le service devient désagréable, stressant et laborieux.

On peut vendre des fleurs d’une manière vocationnelle, on peut réparer des chaussures d’une manière vocationnelle. Il ne s’agit pas de niveau de salaire, de prestige ou de diplôme, il s’agit de qualité, de rareté, d’amour et d’alignement. Si chacun est dans sa vocation, du boucher à l’enseignant, de l’agriculteur à l’ingénieur, du coiffeur au ministre, la société fonctionne, le principe du service fonctionne car il est alimenté par l’amour et la justesse.

A l’inverse, si chacun continue d’aller au travail avec dégoût, de suivre des études barbantes parce que soi-disant gage de réussite future, de faire le minimum demandé juste pour ne pas être viré, alors la notion de service perd tout son sens. Il n’est pas bien fait ou pire n’existe même pas puisque peu ou pas rentable. C’est ainsi que l’on en vient à créer des besoins fictifs rentables, et à ignorer des besoins réels gratuits. On se retrouve alors à acheter des tas de trucs qui ne nous serviront jamais à rien et à ne jamais trouver le service précis dont on a besoin au moment où on le cherche. On finit par se retrouver face à des personnels aidants qui nous déstabilisent plus qu’ils nous apportent leur aide, face à des conseillers qui pratiquent le défaut de conseils et le sabotage, face à des métiers de bouche qui nous empoisonnent et nous dégoûtent.

Par ce conditionnement au travail désastreux, nous errons dans des sociétés « Netflix », avec des milliers de possibilités mais toutes formatées et imposées, pour la plupart de très mauvaise qualité, décevantes, aussi inutiles qu’efficaces. Trouver des services de qualité, adapté et vibrants devient difficile quand ils sont rendus par des personnes qui ne sont pas à leur place et qui n’aiment pas ce qu’elles font.


Pourtant chacun de nous est pétris de talents, de passions et de centres d’intérêt. C’est justement cela qu’il faut faire germer, éclore puis prospérer. C’est de cela qu’il faut devenir expert. C’est cela qu’il faut précisément assumer de ne pas faire comme tout le monde. Cessons de limiter ces pépites en nous, à des loisirs ou des traits de caractère. Professionnalisons nos talents. Il n’est pas seulement question de « vivre ses rêves » ou de « vivre de sa passion », comme on l’entend souvent. Certains d’entre nous vivent des vies où même le rêve n’a plus sa place, d’autres ne se sont jamais autorisés à avoir ni rêve ni passion. Il s’agit de cesser de passer à côté de qui nous sommes, il s’agit de cesser de nous ennuyer, il s’agit de cesser de nous sous-estimer et de nous dégoûter du travail. Il s’agit de partager avec tous, qui nous sommes et ce pour quoi nous sommes faits.


Nous sommes tous uniques, nous avons tous une essence et une vibration spécifique et nous sommes tous venu partager le meilleur de nous-même au reste du monde. Alors, cessons de faire ce qu’on nous demande, cessons de faire comme tout le monde, cessons de ne le faire que pour l’argent et choisissons plutôt de mettre en lumière nos talents respectifs. C’est le meilleur moyen de tous nous aimer et de remettre de la vie dans la vie.

 

 

 

 

  

 

 © Tous droits réservés, Marion pour l'Ordre Cosmique, 2024

 
 
 

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