L'école de la vie : 2. Le couple, une alliance.
- ordrecosmique
- 20 mai
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Le couple est l’un des plus grands enjeux relationnels. Il est aussi complexe que paradoxal puisqu’il confronte nos fantasmes et notre réalité. Il n’est pas question ici de dénigrer la vie conjugale ou de laisser entendre que l’épanouissement est inatteignable. Bien au contraire, il est question de redorer l’amour amoureux, de l’élever à la hauteur qu’il mérite et de le dissocier de ce que bon nombre d’entre nous expérimentons en termes de frustration et de destruction. Il est question de différencier l’Amour conjugal, des sombres conditionnements issus de nos modèles parentaux et sociétaux.
Le couple est le réceptacle de tous nos espoirs, toutes nos attentes, tous nos rêves de bonheur et d’harmonie, tout en étant le cristallisateur de nos blessures les plus profondes, nos névroses, nos liens d’attachement anarchiques, nos conditionnements.
L’élan et le souhait de vivre une relation de couple est avant tout motivé par le désir profond et sincère, conscient ou inconscient d’abonder d’amour, de donner et recevoir, de partager ce flux naturel que nous avons tous et qui nous alimente en permanence, qu’est l’amour, en dehors du sentiment amoureux. Notre état originel est d’aimer et d’être aimé, le couple est un des moyens de le manifester.
Cependant, cet élan pur, sain et naturel est très souvent télescopé par d’autres motivations, elles aussi conscientes ou non, bien moins prometteuses, liées à notre propre histoire. Nous nous lions en effet à un autre sensé résoudre nos problèmes, combler nos gouffres et illuminer notre vie, à l’endroit même où NOUS devrions le faire. Ainsi, nous sommes attirés voire sélectionnons très méticuleusement (même inconsciemment) quelqu’un qui résonne avec nos blessures et qui se chargera de les assumer à notre place. Voici quelques exemples de nos motivations :
-pour combler la solitude ou ne pas être seul. Dans ce cas, nous donnons à l’autre la responsabilité de nous rassurer et de gérer nos peurs pour nous.
-pour nous libérer d’un environnement, comme quitter l’influence parentale ou sortir d’une ancienne relation. Là, nous demandons à l’autre de nous libérer, pire de nous sauver.
-pour créer une famille. Reste à savoir pour quelles raisons souhaitons-nous créer une famille et il y en a de multiples. Dans ce cas, nous choisissons un profil qui est censé répondre au rôle et à l’image que nous attendons de lui (en tant que mari et père, épouse/mère).
-pour compenser nos manques, typiquement le couple « complémentaire ». L’autre se transforme alors en pièces manquantes de notre puzzle personnel.
-pour être reconnu, en répondant aux attentes sociales ou familiales ou au contraire en se rebellant contre. Ici, l’autre devient un faire-valoir, un emblème.
Lorsque nous vivons ce genre d’attachement, nous choisissons notre doublon amoureux en résonnance à nos blessures. Il est frappant par ces exemples, à quel point nous pouvons très vite transformer l’autre en « moyen », en « solution », l’objectiser, et de ce fait quitter de manière radicale la sphère de l’amour, au profit de la transaction. « Je te donne ça, en échange tu me donnes ça. » Le ça étant bien évidemment tout sauf de l’amour.
Le système relationnel devient alors malsain et souffrant, frustrant et décevant. Peut-on dire aimer quelqu’un lorsqu’on cherche à obtenir quelque chose de lui ? NON. Et en face, l’autre nous aime-t-il lorsqu’il cherche à tout prix à nous sauver, nous remplir, et répondre à des attentes vaines ? NON.
A partir de là, le couple se retrouve confronter à des difficultés plus ou moins lourdes, ce qu’on appelle amour se transforme en chaîne et en asservissement, la voie d’expansion qu’est le couple finit sans issue. C’est à partir de là que le meilleur se transforme en pire.
Mais c’est aussi là que le reste à venir débute… Nous ne sommes là que pour PARTAGER un amour déjà reconnu et honorer en nous.
Les problèmes conjugaux ne sont qu’un moyen de revenir à nous. Les relations toxiques ne sont que les révélateurs de notre piètre estime de nous-mêmes. Lorsque nous vivons la frustration que l’autre « ne fasse pas cela pour nous » ou « ne soit pas comme nous voulons », ce n’est que pour nous rappeler que nous ne le faisons pas pour nous-mêmes et que c’est bien cela le problème. Tout devient possible lorsque l’on prend soin de son cœur au lieu d’exiger de l’autre qu’il le fasse à notre place.
Ainsi, lorsque la vie de couple devient frustrante ou maltraitante, il est temps de regarder en face la manière dont nous nous sommes délaissés et jusqu’à quel point nous sommes prêts à nous restreindre et nous maltraiter. Il nous faut entendre notre féminin et/ou masculin blessé qui appellent à la guérison. Les épreuves deviennent alors une opportunité de soin, de compassion, d’amélioration, de prospérité. Notre (ex)partenaire ne tient alors plus le rôle du coupable et du responsable de notre malheur, il est au contraire reconnu comme un révélateur non pas de nous-mêmes, mais de la manière dont nous nous traitons. J’insiste, l’autre n’est pas notre miroir mais il témoigne de la manière dont nous nous traitons.
La dynamique relationnelle du couple est le plus grand révélateur de nos ombres, c’est un outil merveilleux d’évolution lorsqu’on le perçoit sous l’angle du Ciel. La pureté et la puissance de l’amour conjugal se doivent d’être reconnues, honorées et répandues. Le couple amoureux est une alliance divine emplie de respect, de douceur, de complicité, de rire, de soutien, de créativité, de force, de liberté, de joie et de partage. Il n’est ni ennui, ni dépendance, ni domination, ni souffrance.
L’Amour ne fera JAMAIS souffrir. Alors cessons d’appeler amour ce qui n’en est pas et cessons de transmettre des modèles désastreux et faux à nos enfants. Réparons nos cœurs, ouvrons-les à la lumière et faisons en sorte que notre couple soit un modèle d’amour sur Terre, pour tous les êtres qui croiseront notre chemin.
© Tous droits réservés, Marion pour l'Ordre Cosmique, 2024




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